
Pérou écologique

01.05.08
Invention Péruvienne : On l'appelle "El super árbol", mais ses créateurs préfèrent parler d'un "poumon géant" référence à la forêt Amazonienne pour désigner cette machine de cinq mètres de haut, aspirant les particules et les gaz nocifs tout en recrachant de l'oxygène, et qui pourrait être une solution pour les villes fortement polluées comme Lima, la capitale péruvienne.
Aujourd'hui, il n'existe qu'un seule machine qui fonctionne, au centre de Lima, une des zones les plus polluées. Selon l'ingénieur Jorge Gutierrez, l'un de ses inventeurs, il en faudrait des dizaines, voire des centaines pour en mesurer les effets positifs dans une grande agglomération.
La machine permet de purifier 200.000 m3 d'air par jour, ce qui équivaut à la respiration de 20.000 personnes, et quant au gaz carbonique l'invention remplace avantageusement 1.200 arbres.
De plus, ce purificateur urbain "traite l'oxyde d'azote et l'oxyde sulfureux, retient les particules de carbone et de salpêtre, l'abestos des plaquettes de frein des voitures et jusqu'aux particules de caoutchouc provenant de l'usure des pneus".
La machine ressemble à une grande boite bleue de 3,5 mètres sur 2,5 avec des grilles pour l'aspiration sur ses quatre côtés, placées très bas à 65 centimètre (juste à la hauteur des pots d'échappement) et mesure cinq mètres de haut.
"L'eau qui sort de la machine peut contenir du salpêtre ou des particules de carbone, ce qui la rend non-potable mais elle peut être rejetée sans danger ou bien servir à arroser" les plantes, ajoute-t-il. L'analyse de la boue sortant de la machine peut en outre servir à connaître le milieu écologique.
Selon son créateur, le prototype, d'un coût moyen de 100.000 dollars, consomme une énergie de 2,8 kilowats par heure, "un peu plus qu'un aspirateur industriel" décrit-il avec fierté, et 60 litres d'eau quotidiennement. Dans l'avenir les constructeurs prévoient d'utiliser l'énergie solaire.
Plusieurs pays occidentaux ont déjà manifesté de l'intérêt, affirme M. Gutierrez en rappelant que pour lui et ses associés l'écologie parait être l'affaire du vingt-et-unième siècle. Dans cette optique, il travaille déjà sur des modèles de purificateurs pour les institutions commes les hôpitaux, les écoles, les maisons ou les appartements des particuliers.
"Une machine qui débarrasse des bactéries, de la poussière en suspension et qui t'oxygène l'air, que peut-il y avoir de mieux ?", lance-t-il avec enthousiasme.
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